{ -46- Ceci n'est pas un adieu }

{ -46- Ceci n'est pas un adieu }

# Posté le lundi 12 mai 2008 08:59

Modifié le lundi 18 août 2008 11:14

{ -45- C'est le dernier voyage, pour nos coeurs déchirés c'est le dernier naufrage. }

{ -45- C'est le dernier voyage, pour nos coeurs déchirés c'est le dernier naufrage. }

Assise au bord de la falaise, le regard noyé dans la mer déchaînée, elle semble ailleurs. Ses genoux recroquevillés contre sa poitrine lui donne l'air d'une fillette apeurée. Le vent joue avec ses longs cheveux dorés. Elle est seule. Il n'y a absolument personne alentours. Malgré sa peur du vide, elle adore cet endroit. Plus que ressourçant, il lui permet de rassembler un peu toutes ses idées. Elle a le c½ur en vrac et la tête à l'envers.
Il arrive derrière elle, à pas de loup. Il ne veut pas qu'elle l'entende. Pas tout de suite. Il prend le temps de la regarder au loin. Elle semble triste. Il sait que c'est à cause de lui. Le vent joue avec ses longs cheveux dorés. Elle est belle à crever. Il se décide enfin à avancer. Il pose doucement sa main sur son épaule. Doucement, pour pas qu'elle ait peur. Son épaule parce que le reste de son corps ne lui appartient plus.
Elle frissonne. C'est le vent. Il commence à faire glacial. Elle jette un coup d'½il derrière elle. Il n'y a personne. C'est idiot de s'imaginer qu'il va arriver et la prendre par surprise. Il ne l'a jamais fait et il ne fera plus jamais.
Il lui explique qu'il a mis du temps, mais qu'il a compris. Il lui prend la main. D'un geste mécanique et involontaire, elle le repousse. Et elle serre les poings. C'est injuste d'arriver sur le champs de bataille et de regretter d'y avoir posé une bombe. Le mal est fait.
Elle se lève finalement. Elle a trop froid. Elle veut rentrer. Mais un petit bateau de pêche accroche son regard. Tout petit dans l'immensité de la mer il lutte contre la tempête. Un instant de distraction du pilote, et il s'écraserait contre les rochers. Elle en serait la seule témoin. Et personne ne le saura jamais.
Il l'observe de loin. Il ne veut pas qu'elle le voit. Il ne sait pas trop pourquoi il est la. Il sait juste qu'il n'aurait pas du venir. Il sait que cette soudaine envie de la prendre dans ses bras et de la serrer fort contre lui n'est sûrement qu'un simple manque de tendresse. Il pense ne pas avoir réellement besoin d'elle. Mais elle est si belle, là, le vent jouant avec ses longs cheveux dorés.
Ses yeux se remplissent soudain de larmes comme trop souvent depuis quelques jours. D'un revers de la main, elle les sèche bien décidée cette fois à fermer la vanne pour un bon bout de temps. Comme à chaque fois.
Il se demande ce qu'elle fait, là, face à la mer. Le vent souffle de plus en plus fort et la mer sous ses pieds et de plus en plus déchaînée. Elle est là, debout, droite comme un i. Et puis un éclair de lucidité le traverse. Elle va sauter.
Elle se retourne. Lui reprend la main. Elle lui sourit. Pour la dernière fois. Elle lui en veut, mais moins qu'à elle. Et puis, comme un oiseau qui prendrait son envol, elle fixe la mer, bien décidée à ne plus faire qu'un avec elle. Et elle saute.
Elle se retourne. Elle croise son regard. Surprise, elle s'avancer vers lui. Elle lui sourit. Pour la dernière fois. Elle ne lui en veut plus. Elle ne s'en veut plus. Et puis, comme un oiseau qui prendrait son envol, elle le fixe, droit dans ses yeux bleus. Bleu comme la mer. Et elle s'en va, par le petit sentier côtier dans lequel il était tapi. Elle ne se retournera pas. Et elle ne verra pas le petit bateau de pêche se fracasser contre les rochers.

# Posté le mercredi 07 mai 2008 16:45

{ -44- La différence s'appelle l'amour. }

{ -44- La différence s'appelle l'amour. }
J'ai toujours criée à qui voulait l'entendre que quand ça allait pas, j'écrivais mieux. Que tout sortait facilement. Que je trouvais mes mots que dans mes maux. Je crois que j'avais tort. Ca fait un peu plus d'une semaine maintenant. Et j'y arrive pas. J'voudrais bien écrire un truc assassin. Quelque chose qui fait mal. Quelque chose à la hauteur de ce que je ressens vraiment. Mais c'est au dessus de mes forces. Il faut dire aussi que balancé un truc vraiment moche ça serait facile mais tellement dénué de sens. Oui, il m'a quitté et après ? J'ai absolument rien a lui reprocher à part peut-être le fait qu'il n'a pas su rester. J'ai juste horriblement mal aux tripes. Il me manque comme c'est pas permis. J'ai beau essayé de me dire que ça va passer, qu'on finit toujours par se relever, la positive attitude ça a jamais été mon fort. J'pourrais dire que je ne peux pas vivre sans lui, mais ça serait faux. Je peux vivre sans lui, c'est certain, j'en ai juste pas envie. Mais c'est toujours trop tard qu'on se rend compte de ce genre de choses hein? C'est quand tout est fini qu'on voit que ça vallait vraiment le coup. Qu'il était vraiment génial. Et que finalement c'est peut-etre aussi enormement de ma faute s'il a pas su rester. J'ai trop de mal à dire aux gens que je tiens a eux. A leur dire ce que je ressens vraiment. A exprimer tout ce qui bouillonne en moi.
J'ai beau dire à tout le monde que je vais bien, c'est faux. C'est évident que je mens. Chaque jour depuis une semaine je suis en lutte constante avec mes larmes. J'essaye de ne pas y penser et c'est encore pire. Je pense tout le temps à lui et je suis triste à crever. Comme ça, c'est dit. J'aurais jamais cru le dire vraiment un jour, mais j'ai mal au coeur à m'en perforer les poumons.

# Posté le lundi 05 mai 2008 17:16

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 18:10

{ -42- Car je suis folle de toi quand tu ne m'appartiens pas. }

{ -42- Car je suis folle de toi quand tu ne m'appartiens pas. }
New-York China Town. Moi j'aime bien NYC :)
Un texte a venir, mais la j'ai pas l'temps :)

# Posté le mercredi 16 avril 2008 08:43

Modifié le dimanche 27 avril 2008 06:13

{ -41- I want to wake up in a city that doesn't sleep. }

{ -41- I want to wake up in a city that doesn't sleep. }
Je suis tout simplement amoureuse de cette ville. De ses New-Yorkais trop pressés. Qui rythment les rues en s'accordant tous dans une même marche effrenée. Gentils à souhait avec les pauvres petits touristes perdus dans le métro. J'aime leur façon de foncé vers un ailleurs une tasse de café Starbbucks à emporter dans une main, un portable ou un ipod dans l'autre. J'aime lever la tête et voir des gratteciels à perdre de vue. Imaginer qu'en grimpant tout en haut on a une petite chance de toucher les étoiles. J'aime les vendeurs de falafels et de hot dog qui répendent cette odeur insupportable de viande cuite. Et les autres, vendeurs de peanuts enrobées de caramel qui nous enivrent de leur odeur déliiciseument sucrée et écoeurante. J'aime le parc. Rempli d'écureils. J'aime cette sensation de nature au beau milieu d'une ville remplie d'efferfessance. Une fois au mileu on ne perçoit même plus les bruits de voitures et des klaxons. J'aime la nuit dans cette ville grandiose. C'est rempli de lumière, d'agitation. Comme si rien ne s'arrêtait. Comme si la ville avait son propre rythme de vie. Un cycle sans fin. Une douce répétition du jour la nuit. Ou de la nuit le jour. J'adore avoir cette sensation d'être toute petite au milieu d'une telle immensité. Toute petite parmi les 15 millions d'habitants. Toute petite sous les buildings. Toute petite mais pour une fois pas spécialement en raison de ma taille. J'aime la statue de la liberté et toute la symbolique ridicule qu'elle représente. Cette grosse dame toute verte qui a fait de son visage un symbole pour la terre entière. On ne peut pas dire la même chose de Mannekenpis. J'aime le cliché de ChinaTown et Little Italy. J'aime les taxis qui foncent et écraseraient le moindre piéton qui passe a rouge pour pouvoir s'acquitter de sa course au plus vite. J'aime les comédies musicales façon Brodway. Je suis tout simplement amoureuse de cette ville. C'est tellement bon une ville qui vit.
Puis de toute façon, quand je serai grande, j'vivrai a NY. Un appart pas loin du Park, avec une terrasse...

Bruit de fond : Muse - Feeling good

# Posté le mardi 08 avril 2008 05:24

Modifié le dimanche 27 avril 2008 06:13